Le chien aux plis venu de Chine antique.
Molossoïde compact aux plis cutanés caractéristiques, à la langue bleu-noir et au museau d'hippopotame. Indépendant, calme à la maison, vigilant et protecteur. Pas un chien fusionnel.
Caractère affirmé, peu démonstratif, respecte son espace.
Excellent chien de garde naturel.
Profondément attaché à sa famille, méfiant envers les inconnus.
Posé à la maison, pas hyperactif.
Deux types coexistent dans la race. Le Traditional Bonemouth Shar Pei (type ancestral chinois) a un museau plus fin, moins de plis sur le corps, santé bien meilleure (SPAID rare). Le Western Wrinkled Shar Pei (Meatmouth) a un museau ultra-bouffi, plis abondants partout, SPAID très fréquent. PRIVILÉGIE toujours le type Bonemouth pour la santé. Tempérament identique.
Trois variétés de poil. Horse coat : poil très court 2-5 mm, extrêmement rude (presque piquant). Brush coat : poil 5-25 mm, plus doux, le plus fréquent. Bear coat : poil 25+ mm, NON STANDARD FCI (issu d'un gène récessif), populaire dans certains élevages mais hors standard. Aucune différence de tempérament.
Différences notables. Le mâle (20-30 kg) est plus territorial, plus dominant, plus enclin aux conflits avec autres mâles, marquage urinaire fort. La femelle (18-25 kg) est plus indépendante, plus posée, parfois plus rusée. Pour primo-acquéreur Shar Pei (déconseillé) : la femelle est plus simple à gérer.
Différence ÉNORME chez cette race. Un Shar Pei bien socialisé (école du chiot, multi-environnements, multi-humains) devient un adulte vigilant mais gérable. Un Shar Pei sous-socialisé devient méfiant, parfois agressif envers les inconnus, dangereux avec autres chiens. La fenêtre 8-16 semaines est CRITIQUE.
Bon avec les enfants de la famille socialisés. Méfiant avec les enfants étrangers.
Souvent territorial. Socialisation précoce essentielle.
Cohabitation possible avec introduction très précoce.
Très méfiant, voire agressif si pas socialisé.
Un Shar Pei adulte demande 45 minutes à 1 heure d'activité quotidienne, idéalement en 2 sorties calmes. Matin : 20-30 minutes de balade modérée. Soir : 25-35 minutes de balade variée. Pas d'effort intense en chaleur (brachycéphalie modérée). À la maison : très calme, observateur, repose beaucoup. Sortie quotidienne pour socialisation continue indispensable.
Possible vu son énergie modérée. Petite taille relative (44-51 cm), peu d'aboiements. ATTENTION à la sociabilité voisins (vigilance pour les bruits de palier). Sa méfiance peut compliquer les rencontres en cage d'escalier. Préfère maison avec jardin clôturé.
Bon en famille adulte (couples, retraités, adultes seuls). Compliqué en famille avec enfants en bas âge ou visiteurs fréquents.
Compliqué. OK avec les enfants de la famille socialisés au respect du chien et au respect du calme du Shar Pei. Mauvais avec enfants en bas âge intrusifs ou enfants étrangers. Pas la première race pour familles avec bébés.
Avec d'autres chiens : SOUVENT TERRITORIAL, surtout entre mâles. Cohabitation difficile avec autre chien de même sexe. Avec les chats : possible si introduction très précoce. Avec NAC : prudence (instinct de poursuite).
Bien. Le Shar Pei est indépendant et supporte la solitude mieux que la plupart des races. 6-8 h de solitude OK si bien habitué et bien exercé.
Le Shar Pei est intelligent mais têtu. Renforcement positif OBLIGATOIRE (la coercition crée un Shar Pei agressif ou anxieux à vie). Cours de chiot dès 8 semaines OBLIGATOIRE pour socialisation. Travaille la marche en laisse, le rappel, l'inhibition de l'agressivité. Demande un éducateur EXPÉRIMENTÉ en races molossoïdes. Pas une race pour primo-acquéreur. Patience absolue, sessions courtes (10-15 min), cohérence totale.
Phase ABSOLUMENT CRITIQUE pour le Shar Pei. La socialisation entre 8 et 16 semaines détermine si l'adulte sera sociable ou méfiant à vie. Multiplie les rencontres : autres chiens (toutes tailles), humains (femmes, hommes, enfants, personnes âgées, personnes en uniforme), environnements (ville, magasins, voiture, transports). Inscription en école du chiot IMPÉRATIVE. Manipulation pour préparer aux soins (yeux entropion, plis cutanés).
Phase de tests. Le Shar Pei teste les limites. NE CÈDE JAMAIS. Continue socialisation intense. Travaille le rappel en milieu sécurisé. Premiers ordres avancés (assis, couché, pas bouger). Surveille les premiers signes de réactivité envers inconnus : si signes, consulte éducateur comportementaliste IMMÉDIATEMENT.
Phase de défi MAJEURE chez le Shar Pei. Émergence de la méfiance adulte, parfois agressivité envers inconnus ou autres chiens. C'est la phase où beaucoup de Shar Peis basculent en chien réactif. Travail comportemental intensif. La castration/stérilisation à discuter avec vétérinaire (peut réduire l'agressivité chez mâles, généralement après 12-18 mois).
Le Shar Pei est intelligent mais têtu. Renforcement positif obligatoire (la coercition est contre-productive). Socialisation précoce ESSENTIELLE pour éviter un adulte méfiant ou réactif. Cours de chiot dès 8 semaines. Demande un éducateur expérimenté en races molossoïdes.
Intensité : modérée. Pas un sportif. Sa brachycéphalie modérée et ses plis cutanés limitent l'effort intense en chaleur.
Race avec problèmes santé significatifs liés à sa conformation extrême. La fièvre familiale du Shar Pei (FSF) est une maladie auto-inflammatoire spécifique qui peut évoluer vers une amyloïdose rénale mortelle. Espérance de vie courte (9-11 ans).
Nettoyer minutieusement les plis pour éviter les infections (pyodermite très fréquente).
Croquettes premium grandes races. Protéines 25-27 %, lipides 12-14 %. Pour les sujets allergiques (fréquent), passer à une croquette monoprotéine.
Croquette gamme premium grande race MONOPROTÉINE (Royal Canin Shar-Pei Adult formulé spécifiquement si disponible, Pro Plan Sensitive Skin Lamb, Hill's Science Plan Sensitive). Pour atopiques : hydrolysat vétérinaire (Royal Canin Anallergenic, Hill's z/d, Virbac Hypoallergenic). Pour FSF : croquette anti-inflammatoire oméga-3 hautes doses. Prix mensuel : 60-110 € selon gamme.
Race rare, lignées sérieuses avec dépistages. Sous 1200 €, suspect.
Deux races chinoises ancestrales à langue bleue. Le Chow Chow (20-32 kg, fourrure luxuriante) est plus poilu, plus posé, mêmes problèmes d'indépendance et de méfiance. Le Shar Pei est plus athlétique, plus vigilant, beaucoup plus de problèmes santé spécifiques (FSF, entropion, allergies). Pour qui veut une race chinoise distinguée et plus saine : Chow Chow. Pour qui veut le look unique à plis : Shar Pei (avec contraintes santé).
Comparer en détailDeux molossoïdes à problèmes santé importants. Le Bulldog Anglais (23-25 kg, ultra-brachycéphale) a BOAS sévère, espérance 8-10 ans. Le Shar Pei (18-30 kg) a syndrome SPAID, allergies, entropion, espérance 9-11 ans. Mêmes contraintes santé en gravité différente. Pour qui veut un brachycéphale historique : Bulldog. Pour qui veut le chien chinois à plis : Shar Pei.
Comparer en détailDeux molossoïdes moyens. Le Boxer (25-32 kg, brachycéphale modéré) est plus sociable, plus joueur, plus actif, espérance 10-12 ans. Le Shar Pei est plus indépendant, plus méfiant, plus calme, espérance plus courte avec contraintes santé. Pour qui veut un molossoïde sociable et sportif : Boxer. Pour qui veut le calme indépendant à plis : Shar Pei.
Comparer en détail« Le Shar Pei est un chien unique au monde, profondément attachant pour ses fans, mais qui demande un propriétaire CONSCIENT des contraintes santé. Avant d'adopter, demande-toi si tu es prêt pour un budget vétérinaire annuel de 1 500-3 000 €, un suivi rapproché des reins, une socialisation intense. »
« La duplication du gène HAS2 chez le Shar Pei produit en excès d'acide hyaluronique. C'est cette mutation qui crée à la fois les plis cutanés caractéristiques ET le syndrome auto-inflammatoire SPAID. Sélectionner contre les plis exagérés est essentiel pour la santé de la race. »
« Le Shar Pei est l'une des races canines les plus allergiques au monde. 60-80 % des sujets développent une atopie chronique. Avant d'adopter, comprends que tu adoptes potentiellement un chien sous traitement anti-allergique à vie. »
Shar Pei célèbre des publicités Garfield Show aux États-Unis dans les années 2000.
Trait racial issu d'une duplication du gène HAS2 qui produit en excès d'acide hyaluronique. Les plis posent malheureusement des problèmes de santé (FSF, SPAID, pyodermite, entropion). Les éleveurs sérieux privilégient désormais le type Bonemouth (moins de plis, meilleure santé).
Entre 1 500 et 2 500 € chez un éleveur sérieux. Moyennes 2026 : 1 500-1 700 €. Lignées prestigieuses : 2 000-2 500 €.
9-11 ans, courte pour la taille. Liée aux problèmes auto-inflammatoires (SPAID), à l'amyloïdose rénale, aux pathologies multiples.
Maladie auto-inflammatoire spécifique à la race, liée à la mutation HAS2. Épisodes de fièvre récurrente (40-42 °C), gonflement des articulations (notamment jarret), léthargie. 25-50 % des Shar Peis touchés. 25 % de ceux-ci développent une amyloïdose rénale mortelle.
Voyage possible mais demande organisation. Voiture : OK. Train : OK en muselière. Avion en soute déconseillé (brachycéphalie modérée, stress important pour cette race indépendante). Sa méfiance complique les vacances en milieu touristique animé.
À partir de 2-3 ans, le Shar Pei atteint sa maturité. Reste vigilant, indépendant, loyal. Maintien des règles, continue les sorties pour socialisation. Surveille les pathologies santé (FSF, allergies, entropion).
Coercition (cris, coups, collier électrique) : CATASTROPHE chez le Shar Pei, crée un chien agressif ou neurotique. Sur-protection (le porter, éviter les contacts) : crée méfiance excessive. Forcer le contact avec inconnus malgré sa résistance : peut déclencher morsure. Sous-socialisation : crée Shar Pei dangereux. Tolérance des comportements de garde excessifs : crée Shar Pei qui mord les visiteurs.
Syndrome auto-inflammatoire spécifique à la race lié à la duplication du gène HAS2. Épisodes récurrents de fièvre et gonflement articulaire.
Signes : Fièvre soudaine 40-42 °C, gonflement du jarret (swollen hock), douleurs articulaires, léthargie, perte d'appétit. Crises durent 24-36 h.
Prévention : Privilégier le type Traditional Bonemouth (moins de plis = moins de risque). Anti-inflammatoires en crise. Suivi vétérinaire rapproché. Surveillance fonction rénale (amyloïdose).
Dépôts d'amyloïde dans les reins (parfois foie, rate). Complication grave de la FSF. Mène à insuffisance rénale chronique et décès prématuré.
Signes : Polyurie/polydipsie (boit et urine beaucoup), perte de poids, vomissements, faiblesse, anorexie. Souvent symptômes tardifs.
Prévention : Dosage rénal régulier dès 3 ans (urée, créatinine, SDMA, analyse urinaire). Régime rénal préventif pour sujets FSF. Pas de traitement curatif, soutien uniquement.
Retournement de la paupière vers l'œil, causant frottement des cils contre la cornée. Lié aux plis cutanés autour des yeux.
Signes : Larmoiement chronique, plissement de paupière, douleur, ulcère cornéen, parfois cécité si non traité.
Prévention : Examen ophtalmologique systématique des chiots. Chirurgie correctrice (300-800 € par œil) quasi-systématique, généralement entre 4 et 8 mois.
Infection bactérienne et fongique récurrente des plis cutanés humides et chauds.
Signes : Mauvaise odeur, plis rouges et humides, démangeaisons, parfois lésions purulentes.
Prévention : Nettoyage quotidien des plis (lingettes spécifiques, séchage minutieux). Lotions vétérinaires. Maintien des plis bien secs. Tonte des poils dans les plis si trop épais.
Hypersensibilité environnementale et/ou alimentaire. L'une des races les plus allergiques.
Signes : Démangeaisons compulsives, léchage des pattes, otites récidivantes, dermatites, pyodermites secondaires.
Prévention : Test allergique. Régime hypoallergénique (croquette monoprotéine ou hydrolysat). Immunothérapie de désensibilisation. Anti-allergiques (Apoquel, Cytopoint). Traitement à vie souvent.
Conduits auriculaires très étroits (oreilles minuscules) favorisent infections.
Signes : Secouement de tête, grattage d'oreille, mauvaise odeur, écoulement, douleur à la palpation.
Prévention : Nettoyage hebdomadaire des oreilles. Surveillance vétérinaire en cas de signes.
Dilatation de l'œsophage qui ne propulse plus efficacement la nourriture.
Signes : Régurgitations chroniques après les repas, perte de poids, risque pneumonie d'aspiration.
Prévention : Diagnostic radiographique. Repas surélevés (chaise de Bailey). Croquettes humidifiées ou pâtée. Pronostic réservé.
Insuffisance de production d'hormones thyroïdiennes.
Signes : Prise de poids inexpliquée, léthargie, perte de poils symétrique, intolérance au froid.
Prévention : Dosage T4 + TSH si suspicion. Traitement à vie (lévothyroxine).
Toujours sur 14-21 jours minimum (digestif fragile, allergies fréquentes). Transition chiot vers adulte vers 14 mois. Si passage à régime rénal suite à amyloïdose : transition très progressive (3 semaines) pour acceptation.
Le marché français du Shar Pei LOF en 2026 se situe entre 1 500 et 2 500 € chez un éleveur sérieux avec dépistages. La plupart des chiots se vendent entre 1 500 et 1 700 €. Lignées prestigieuses : 2 000-2 500 €. Robes bleues plus rares peuvent atteindre 1 700-2 000 €. Sous 1 200 €, suspect.
(1) Vente de Shar Peis ultra-plissés (Western Wrinkled) comme rareté : ce sont les sujets les plus à risque SPAID/FSF, À ÉVITER. (2) Imports d'Europe de l'Est à 800-1 200 € : pas de dépistages, lignées hasardeuses, problèmes santé garantis. (3) Faux LOF : vérifie sur le site SCC. (4) Vente Bear coat comme rareté : NON STANDARD FCI. (5) Promesses "sans plis sur le corps" sur sujets en réalité plissés en grandissant : se renseigner sur les parents.
Lignée fondatrice de tous les Shar Peis modernes occidentaux, issue des éleveurs hongkongais sauveurs de la race dans les années 1970.
Shar-Pei Autoinflammatory Disease : syndrome auto-inflammatoire spécifique à la race regroupant FSF, amyloïdose, polyarthrite, mucinose vésiculaire, otites. Lié à la duplication HAS2.
OK avec famille adulte équilibrée et socialisation précoce. PAS la première race pour familles avec enfants en bas âge ou visiteurs fréquents (méfiance envers inconnus marquée).
Pas par nature, mais sa méfiance envers les inconnus peut basculer en agressivité si mal socialisé. Race molossoïde de garde, à éduquer sérieusement.
Bonemouth : type ancestral chinois, moins de plis, museau plus fin, santé BIEN MEILLEURE. Western Wrinkled (Meatmouth) : type occidental, plis abondants, museau bouffi, problèmes santé multiples. PRIVILÉGIE Bonemouth.
50-70 % des chiots Shar Pei ont entropion. Chirurgie correctrice quasi-systématique entre 4 et 8 mois (300-800 € par œil). Sans traitement : douleur, ulcères, parfois cécité.
Quotidiennement avec lingettes humides spécifiques (sans alcool), puis séchage minutieux avec serviette douce. Pas d'humidité résiduelle (favorise pyodermite). Lotions vétérinaires si infection.
60-80 % des Shar Peis développent des allergies chroniques (atopie, allergie alimentaire). L'une des races les plus allergiques au monde. Souvent traitement à vie.
Mue modérée toute l'année. Poils courts mais rigides difficiles à enlever des tissus. Brossage 1 fois par semaine suffit.
NON. Race molossoïde, indépendante, têtue, vigilante, avec contraintes santé importantes. Demande un propriétaire expérimenté en races molossoïdes.
45 minutes à 1 heure par jour. Calme à la maison, énergie modérée. Pas un sportif intense (brachycéphalie modérée, problèmes articulaires).
Possible vu son énergie modérée et ses aboiements peu fréquents. ATTENTION à la sociabilité voisins (méfiance envers inconnus en cage d'escalier).
1 500 à 3 000 € par an en moyenne. Plus élevé pour sujets FSF, allergiques sévères, ou avec amyloïdose. Mutuelle santé OBLIGATOIRE.
Fièvre soudaine 40-42 °C, gonflement du jarret (swollen hock), boiterie, léthargie, refus de manger. Crise dure 24-36 h puis se résout spontanément. Anti-inflammatoires en crise (sur prescription vétérinaire). Surveiller la fonction rénale à long terme.
Souvent territorial, particulièrement entre mâles. Cohabitation difficile avec autre chien de même sexe. Socialisation précoce essentielle. Prudence en parcs canins.
BIEN. C'est l'une des races les plus indépendantes. Supporte 6-8 h de solitude si bien habitué et exercé.
Test ADN MTBP, suivi rénal régulier, examen ophtalmologique. Les éleveurs sérieux excluent les sujets avec antécédents FSF de la reproduction.